mots clé : Hiver, froid, maladie, rhume, angine, grippe, sinusite, bronchiolite

Grippe(s), angines, sinusites, rhumes, bronchiolites

Atchoum à tous les étages

Au menu, on a les grippes, les angines les rhumes, les bronchiolites ou les sinusites à répétition. Fromage et dessert. Franchement, pas très appétissant… Raison de plus pour mettre les pieds dans le plat !

Depuis la – fausse – alerte de grippe aviaire en 2006 et celle – tout aussi fausse – de 2009, les Pouvoirs publics ont introduit, dans la lutte contre les maladies respiratoires, une dimension qu’on ne s’attendait plus à y trouver : la promotion de l’hygiène quotidienne.

Se laver les mains, soigneusement et plusieurs fois par jour, éternuer avec un mouchoir devant la bouche, le mettre à la poubelle après chaque usage, porter un masque lorsque l’on est malade sont des gestes d’une telle simplicité qu’on a peine à croire à leur efficacité. Et pourtant, les Français semblaient  - au début de la circulation du virus A (H1N1) – y prêter bien davantage de crédit qu’à la vaccination.

Vaccinés contre l’intégrisme ?

« Incohérent, irrationnel, criminel » s’époumonait le camp intégriste de la santé publique, adorateur exclusif du dieu vaccin. « Tout le contraire » rétorquait le camp modéré de la même santé publique auquel les faits donnent aujourd’hui en grande partie raison.

Si la solution vaccinale demeure en effet une arme de destruction massive reconnue, la « frappe chirurgicale » constituée par les comportements de prévention individuels et quotidiens n’en représente pas moins une option intéressante dans la guerre contre le virus. Au cas où celui-ci muterait, les réflexes d’hygiène resteraient durablement efficaces. Pas le vaccin…

Combien de grippes, A(H1N1) ou pas, comptabilisera-t-on au terme de cet hiver 2009/2010 ? Impossible à prévoir. Ce que l’on sait en revanche, c’est que les autres maladies de saison ne feront pas relâche, même si davantage de mesures préventives pourraient bien en réduire la fréquence. Parmi elles, deux tristes vedettes font des ravages : la bronchiolite chez les tout-petits et le rhume… chez le tout-venant.

Une platée de bronchiolite

Chaque année, à partir du mois de novembre et jusqu’en février, l’épidémie de bronchiolite sévit. Et chaque année avec un peu plus de vigueur. En 2008, elle aura affecté plus de 460.000 nourrissons de moins de deux ans.

La bronchiolite est une forme de bronchite réservée aux tout-petits, très handicapante pour les enfants… et pour leurs parents. Les premiers toussent beaucoup, sont très gênés pour respirer et pour manger pendant une à deux semaines. Les seconds dorment peu, s’inquiètent énormément, même si les formes sévères de la maladie ne se rencontrent que dans 5% des cas (surtout chez les bébés de moins de trois mois).

La surveillance, l’hydratation et la kinésithérapie respiratoire constituent l’essentiel du traitement. Le kinésithérapeute aide l’enfant à désencombrer ses bronches et évalue son état respiratoire. En fonction de l’évolution, il juge de la fréquence des séances ou de la nécessité d’une nouvelle consultation médicale.

Plus impressionnante que véritablement grave, la bronchiolite circule à la vitesse grand V dans les collectivités enfantines où nos chers petits ne font pas que découvrir la socialisation…

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