mots clé : Bonnes résolutions, sport, activité physique, surpoids, obésité

Dur dur de se remuer ?

Mieux bouger, c’est pas sorcier

L’époque de la chasse au diplodocus est un peu passée de mode, mais l’Homo sapiens d’aujourd’hui  (espèce à laquelle appartient également la gente féminine) reste programmé pour bouger. La nature est parfois facétieuse.

Quand on a la chance d’avoir l’usage de ses deux bras, de ses deux jambes et de posséder tout l’attirail musculaire, tendineux, nerveux et squelettique qui va généralement avec, il est un peu dommage de ne pas entretenir ce précieux capital.

Les Français, que l’on sait plutôt sportifs cathodiques non-pratiquants ne parviennent pourtant pas à s’avouer leur tendance lourde à l’inactivité physique.

Lourde est d’ailleurs l’adjectif approprié car, avec 30% de la population désormais considérée comme en surpoids, notre hexagone se situe aux frontières de la rupture de ses coutures identitaires. Le « french paradox » qui consacrait, il y a vingt ans à peine, la conjugaison harmonieuse entre bonne chère et santé de fer, a disparu dans les replis de notre histoire.

Aujourd’hui, ce qui bouge le plus chez nous semble être la triste comptabilité des désastres sanitaires dont la progression apparaît inéluctable. Si l’on en croit nos distingués préventeurs (et pourquoi ne les croirait-on pas ?), la sédentarité constitue même une cause sérieuse d’immobilité éternelle…

L’inactivité physique est en effet désormais établie comme un facteur de risque majeur dans le développement des maladies cardiovasculaires et cérébrovasculaires (deux fois plus de risques pour un inactif que pour un actif). Bouger raisonnablement sa carcasse tous les jours permettrait même de prévenir la survenue de certains cancers (réduction jusqu’à 60% pour le cancer du côlon !) et de contrarier l’apparition des diabètes de type 2 (non insulinodépendants).

 

No sport !

“No sport !” Winston Churchill confiait volontiers ce secret à ceux qui s’étonnaient de le voir encore tenir debout malgré une consommation effrénée de cigares et d’alcools en tout genre.

Sans aller jusqu’à ces extrémités (c’est heureux…), on peut au moins faire plaisir à tous les adversaires des jeux de ballon, réfractaires aux foulées de jogging ou allergiques aux shorts de gym. Atteindre le niveau d’activité physique recommandé par nos experts en prévention n’est en effet pas sorcier.

Accrochez-vous à vos baskets… il suffit de pratiquer l’équivalent de 30 minutes de marche un peu soutenue tous les jours pour entrer dans la catégorie « bons élèves ». La plupart d’entre nous remplissent déjà ces conditions à leur corps défendant, simplement en allant et en revenant du travail, dans les couloirs du métro ou pour attraper l’autobus. Et quand ce n’est pas le cas, aller promener le chien, chahuter avec les enfants (ou le contraire, ou les deux), monter et descendre quelques marches ne semblent pas constituer des obstacles totalement insurmontables.

Le contrat de non-sédentarité est d’autant plus facile à remplir quotidiennement que sont apparus ces dernières années des jeux « actifs », comme ceux proposés par Nintendo avec sa désormais célèbre console Wii fit ou des coachs virtuels sur Internet permettant de pratiquer des exercices devant son écran, y compris au bureau (exemple : GymStill.com, testé par la rédaction !).