Migraine, ostéoporose, accouchement… Aïe, Aïe, Aïe, bobo !

Les femmes sont-elles douillettes, comme le prétendent les représentants du sexe « fort » qui rampent pourtant en geignant à la moindre indigestion? Ou, sont-elles plus fréquemment sujettes que les hommes à la douleur ? Attention, cette enquête va faire mal !

Ce qui est rassurant avec les études épidémiologiques, c’est qu’elles font généralement abstraction de toute considération machiste ou féministe. Mais, parfois, elles viennent conforter de vieilles lunes qu’on aurait préféré continuer à traiter par le mépris. Ce que la très officielle et reconnue Société Française d’Etude et de Traitement de la Douleur (SFETD) a révélé à l’occasion de la 2ème Journée nationale de prévention de la douleur ne vas pas forcément faire plaisir à tout le monde. Mais il va quand même falloir se faire une raison : les femmes ont plus souvent mal que les hommes. Attention, machistes revanchards : cela ne signifie pas qu’elles sont « douillettes », mais qu’elles sont effectivement plus fréquemment exposées que les hommes à la douleur. Cette différence liée au genre (et pas au caractère !) commence à émerger dès l’adolescence et se poursuit ensuite dans la vie adulte.

Ecoutez ma différence

Pour la SFETD, la revue des études épidémiologiques s’intéressant à des douleurs communément ressenties met en évidence une fréquence, une intensité et une durée des douleurs plus élevées chez les femmes que chez les hommes. C’est le cas par exemple pour les céphalées de tension, la migraine, les douleurs musculo-squelettiques et pour les douleurs abdominales, sans parler de la polyarthrite rhumatoïde ou du syndrome du colon irritable !

Les femmes font-elles preuve de plus d’honnêteté – ou de spontanéité – que les hommes en exprimant leur douleur ? Peut-être : cette expression est un indicateur subjectif très personnel. Pour autant, déclarée sur les douze derniers mois, elle reflète un état de mal-être dont les conditions peuvent être conséquentes au plan de la santé ! Selon le Baromètre Santé de l’INPES, les femmes déclarent significativement plus souvent ressentir des douleurs physiques que les hommes (31,8% vs 26,1%), mais également des douleurs morales (8,2% vs 4%).
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