mots clé : douleur, souffrance, soins palliatifs, loi Léonetti, fin de vie

On veut vivre sans souffrir !

La douleur en douceur

« Tu enfanteras dans la douleur », « il faut souffrir pour être belle ». Des saintes Ecritures au Café du Commerce, la souffrance a toujours été présentée comme une épreuve inévitable. Aujourd’hui, on a les moyens de dire Non. Alors, on dit Non !

Woody Allen, qui s’y connait, affirme volontiers que « la seule façon d’être heureux, c’est d’aimer souffrir ». Au-delà de l’aimable mot d’auteur, c’est un implacable principe plaçant le malheur et la souffrance au cœur de l’existence qui s’exprime.

Sorry Wooddy, mais les progrès de la science ont laissé en plan les philosophes de la Grèce antique ou du Manhattan new-wave et, aujourd’hui, ce qui est anormal – voire inhumain – c’est justement d’avoir mal.

Hélas, malgré une prise en charge de plus en plus efficace, malgré une évolution spectaculaire des mentalités, il est quand même encore fréquent que l’on se préoccupe davantage de la maladie que du malade…

Lutter contre la douleur constitue pourtant une obligation qui fonde le droit des malades, reconnu par la loi du 4 mars 2002. C’est également cette obligation qui a déterminé les pouvoirs publics à mettre en place un Plan d’amélioration de la prise en charge de la douleur 2006-2010.

Hou-hou, j’ai mal !

S’il faut la combattre lorsqu’elle se prolonge ou s’installe, il ne faut cependant pas  perdre de vue que la douleur est d’abord un signal d’alarme qui sert à repérer une agression et permet de réagir contre elle.

Il y a plusieurs familles de douleurs qui ne se classent pas en fonction de leur intensité mais de leur spécificité. Par exemple, en cas de douleur provoquée par une blessure, un message est immédiatement envoyé au cerveau pour l’alerter  (douleur « nociceptive »). La douleur peut aussi traduire une lésion du système nerveux lui-même (douleur « neuropathique »). Et on ne voudrait pas vous faire souffrir inutilement, mais il existe également d’authentiques douleurs, sans pour autant qu’il y ait lésion. Ce sont alors, soit des douleurs dont les mécanismes sont mal connus (douleurs « idiopathiques »), soit résultant de troubles psycho-pathologiques (douleurs « psychogènes »).

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