Cette activité éminemment réparatrice nous est d’ailleurs utile pour à peu près toutes les tâches que nous accomplissons dès que nous sommes en phase éveillée. N’en déplaise aux grands gourous de la productivité, il n’y a pas que le boulot dans la vie et le manque de sommeil provoque bien d’autres catastrophes que la baisse du cash flow opérationnel ou la détérioration du résultat avant impôt. Ne pas dormir suffisamment, c’est multiplier de façon significative les risques d’obésité et de diabète, mais aussi d’affections cardiovasculaires, d’anxiété et de dépression.

Mauvais cycle et cercle vicieux

On connaît la réputation des Français en matière de surconsommation de tranquillisants et de somnifères. Certes, elle n’est pas totalement usurpée (pas de raison que notre capacité à dormir soit différente de celle de nos congénères étrangers), mais elle n’est pas non plus dénuée de fondement (dormir mal c’est vivre - très - mal).

S’il est parfois utile d’avoir recours à des aides médicamenteuses pour passer un cap difficile, il est évidemment indispensable de consulter son médecin. Combien de « tiens, essaye ça, tu vas dormir comme un bébé » transforment des amis sincères en casseurs de sommeil !

Dormir, c’est réussir une alchimie fragile nécessitant plusieurs phases à enchaîner en douceur pour que le sommeil soit ressenti comme réparateur. Au cours d’une nuit, 3 à 5 cycles de sommeil peuvent ainsi se succéder... quand tout va bien. L’insomniaque aura souvent l’impression de ne pas « avoir fermé l’œil de la nuit » en ratant une ou plusieurs marches de cette délicate échelle de Morphée.

Chacun y va volontiers de son petit conseil pour aider son prochain à éviter les nuits blanches. Tous sont sans aucun doute excellents mais, si l’on ne devait retenir que les principaux :

Pas de tabac, pas d’alcool et un dîner léger pour ne pas être perturbé par son système respiratoire ou digestif, une chambre à 19° pour faciliter la baisse nécessaire de la température du corps, de l’obscurité  pour déclencher la sécrétion de mélatonine, sympathique hormone du sommeil.

Lorsque l’on ajoute à cet inventaire lénifiant qu’il est généralement conseillé de se lever et se coucher tous les jours à la même heure, d’aller au lit dès les premiers bâillements, de ne pas faire de sport après 20h00… on comprend que chercher à dormir n’est décidément pas un boulot de tout repos.

Dormir, c’est grandir

Pendant le sommeil, le corps produit des hormones, dont l’hormone de croissance. Celle-ci est surtout secrétée lors de la phase de sommeil profond.
L’hormone de croissance est non seulement indispensable au bon développement de la croissance de l’enfant, mais également indispensable à une bonne santé physique chez l’adulte. Dormir, c’est grandir un peu. Même quand on n’est plus petit.

Plongée en apnée

On dort profondément et soudain, on s’arrête de respirer pendant quelques secondes et, cela, plusieurs fois par heure. Résultat, une succession de micro réveils et une mauvaise vascularisation du cerveau qui gênent la récupération. L’apnée du sommeil touche principalement les personnes en surpoids et, plus généralement encore, les ronfleurs. Elle est en tout cas à prendre très au sérieux car elle est principalement associée à des risques cardiovasculaires et doit amener à consulter.

Dormir quand on ne veut pas

Près de 12 000 Français souffrent d’un mal étrange et forcément très handicapant : la narcolepsie. Les personnes qui en sont atteintes subissent des accès d’endormissement irrépressibles et soudains, durant  parfois 20 à 30 minutes.

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